Rappelant que le prix Nobel d'économie James Tobin a proposé l'instauration d'une taxe peu élevée (d'environ 0,1 %) en vue de ralentir la spéculation à court terme qui se fait sur les monnaies entre les frontières nationales ;
Constatant en outre que la spéculation à court terme sur les monnaies à l'échelon international engendre une déstabilisation importante de certaines monnaies nationales ;
Déplorant que les spéculateurs internationaux sont devenus plus puissants que les gouvernements élus, ce qui menace la démocratie dans beaucoup de régions de la planète et que la flambée spéculative sur une monnaie peut se propager d'un pays à l'autre menaçant ainsi le système financier mondial ;
Reconnaissant qu'une taxe si faible n'aurait pas d'effet significatif sur l'investissement à long terme, qui constitue habituellement un des facteurs essentiels de toute croissance économique réelle ; et que le montant annuel généré par cette taxe a été estimé à 176 milliards de dollars, qui pourraient être affectés au développement international ainsi qu'au nettoyage de l'environnement ;
LE CONSEIL INTERNATIONAL DES FEMMES
Déclare apporter son soutien à une initiative internationale visant à imposer, à l'ensemble de la communauté internationale, une taxe sur les transactions financières internationales ; et
Exhorte ses représentantes accréditées et ses représentantes permanentes auprès du système des Nations Unies à soutenir activement l'imposition d'une taxe sur les transactions financières internationales à l'ensemble de la communauté internationale ; et
Exhorte en outre ses Conseils Nationaux membres à faire pression sur leurs gouvernements respectifs afin que ceux-ci imposent, en collaboration avec la communauté internationale, une taxe sur les transactions financières internationales.
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— Source : Conseil International des Femmes (CIF/ICW) — 29ème Assemblée Générale, Helsinki, Finlande, 2–8 juillet 2000. Résolution n° 1.