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Souveraineté économique et pratiques de travail équitable

(actualisation de la résolution sur l'Économie de Nairobi, 1979)


Reconnaissant que les règles appliquées par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ne tiennent pas compte des conséquences sociales ou environnementales des pratiques commerciales, que l'OMC ne fait pas d'analyse en fonction des sexes et qu'elle n'a pas réussi à préserver la souveraineté culturelle ;


Constatant que les entreprises doivent livrer concurrence à des sociétés qui ne respectent pas les droits de la personne, p. ex. en faisant travailler des enfants et en exploitant les travailleurs ;


Constatant en outre que la collaboration entre les organisations Non Gouvernementales (ONG) et les États souverains peut inciter les entreprises à agir de façon plus responsable et favoriser l'adoption de codes de pratiques commerciales à l'échelon international ;


LE CONSEIL INTERNATIONAL DES FEMMES


Appelle ses représentantes accréditées et ses représentantes permanentes auprès des Nations Unies à soutenir les efforts de l'Organisation en vue de mettre en avant des ententes, des conventions et des déclarations qui favorisent :

a. le développement et le maintien de la capacité de mise en œuvre de programmes sociaux, environnementaux et culturels ;

b. l'accentuation du rôle du mouvement syndical à l'échelle internationale ;

c. la lutte contre les pratiques de travail qui ne respectent pas les droits de la personne ; de plus


Exhorte tous les Conseils nationaux membres à faire pression auprès de leurs gouvernements respectifs pour que ceux-ci favorisent :

a. le développement et le maintien de leur capacité de mise en œuvre de programmes sociaux, environnementaux et culturels ;

b. l'accentuation du rôle du mouvement syndical à l'échelle internationale ;

c. la lutte contre les pratiques de travail qui ne respectent pas les droits de la personne.


— Source : Conseil International des Femmes (CIF/ICW) — 29ème Assemblée Générale, Helsinki, Finlande, 2–8 juillet 2000. Résolution n° 2.