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L'impact humanitaire des armes nucléaires

Réaffirmant les Résolutions du CIF adoptées précédemment depuis 1895 sur le Désarmement après la seconde guerre mondiale, comme celle d'Athènes en 1951 sur le contrôle de l'énergie atomique, celle d'Helsinki de 1954 sur l'énergie atomique, celle de la Convention de Montréal de 1957 sur la limite des tests d'explosions nucléaires et sur la protection contre les radiations, celle d'Istanbul de 1960 sur les armes nucléaires, celle de Washington de 1963 sur le désarmement, celle de Téhéran de 1966 sur la non-prolifération des armes nucléaires, celle de Vienne de 1973 sur le désarmement et la non-prolifération des armes nucléaires, celle de Vancouver de 1979 sur la pollution nucléaire, celle de Séoul de 1982 sur le désarmement, celle de Londres de 1986 sur la réaffirmation de la politique du CIF en matière de politique nucléaire, celle de Washington en 1988 sur les risques sur la santé et l'environnement, celle de Washington de 1988 sur les décharges de dépôts nucléaires et autres matières toxiques, et celle d'Ottawa de 1997 sur l'utilisation de dépôts radioactifs dans des armes et des véhicules militaires,


Conscient que l'année 2015 est le 70ème anniversaire de l'utilisation de l'arme atomique contre Hiroshima et Nagasaki,


Rappelant que les conclusions des Conférences sur l'impact humanitaire des armes nucléaires tenue à Oslo, Norvège en 2013, Nayarit, Mexique en 2014 et Vienne, Autriche en 2014,


Considérant que le délai d'entrée en vigueur du Comprehensive Test Ban Treaty (CTBT) est largement dépassé,


Réalisant que le risque de l'usage des armes nucléaires dont les conséquences sont inacceptables ne peut être évité que si toutes les armes nucléaires ont été éliminées,


Reconnaissant que la complexité entre les conséquences de l'arme nucléaire et la santé, l'environnement, le climat, les infrastructures, la sécurité alimentaire, le développement, les migrations, la cohésion sociale sont intrinsèquement liés et potentiellement irréversibles,


Conscient que la contamination radioactive et les conséquences des tests nucléaires affectent de manière disproportionnée les femmes et les enfants,​


Conscient également que les femmes sont biologiquement plus vulnérables que les hommes en matière des effets des radiations et ont 50% de plus de risques que les hommes,


Notant que les incidences sur le cancer des femmes sont de 3 sur 2, affectant également leur longévité,


Conscient que les désastres nucléaires augmentent la peur des femmes d'avoir des enfants avec des déformations congénitales,


Notant que la prévention de la propagation de la radioactivité est l'unique garantie contre les conséquences humanitaires,


LE CONSEIL INTERNATIONAL DES FEMMES FAIT APPEL À SES CONSEILS NATIONAUX POUR


• Coopérer avec tous les décideurs en vue d'éliminer les armes nucléaires à la lumière des conséquences et des risques inacceptables pour l'humanité;


• Requérir l'application du Plan d'Action revu par la Conférence de 2010 sur le Traité de Non-Prolifération;


• Rappeler les gouvernements à leur devoir moral en matière de prévention de désastres nucléaires et leurs conséquences immédiates sur la santé à long terme;


• Et les presser d'agir sur tout ce qui pourrait mettre en œuvre le désarmement nucléaire et les Conventions y relatives.


— Source : Conseil International des Femmes (CIF/ICW) — 34ème Assemblée générale, Izmir, République de Turquie, mai/juin 2015. Résolution n° 1.