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Introduire une plus grande démocratie, une plus grande responsabilité et une plus grande cohérence au sein des institutions de gouvernance mondiales

Reconnaissant que le système de gouvernance mondiale a évolué d'une manière non-démocratique, incohérente et irresponsable,


Constatant que le Conseil de Sécurité est constitué de cinq membres permanents ayant chacun un droit de veto, les membres restant étant élus sur une base régionale et alternant tous les deux ans,


Déplorant que la division actuelle entre le système des Nations Unies (chargé de réaliser les idéaux de la Charte) et les systèmes du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale (BM) et de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) (qui régissent les affaires monétaires, les investissements et le commerce et qui sont chargés de mettre en œuvre le Consensus de Washington, théorie du développement basé sur l'économie de marché) a conduit à un accroissement des disparités économiques dans le monde, à une accélération de la détérioration de l'environnement et ne répond pas aux besoins des populations mondiales,


Constatant que le Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) a fait des progrès vers la démocratisation et que d'autres institutions pourraient l'imiter en donnant la parole à la société civile dans la plupart des actions qu'ils entreprennent,


Déplorant que la division actuelle entre le système des Nations Unies (chargé de réaliser les idéaux de la Charte) et les systèmes du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale (BM) et de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) (qui régissent les affaires monétaires, les investissements et le commerce et qui sont chargés de mettre en œuvre le Consensus de Washington, théorie du développement basé sur l'économie de marché) a conduit à un accroissement des disparités économiques dans le monde, à une accélération de la détérioration de l'environnement et ne répond pas aux besoins des populations mondiales,


LE CONSEIL INTERNATIONAL DES FEMMES Appelle ses représentantes permanentes auprès des Nations Unies à soutenir le travail des Nations Unies dans le but d'adopter une politique de soutien à plus de démocratie, de responsabilité et de cohérence dans les systèmes de gouvernance mondiale ; et


Exhorte les Conseils Nationaux à attirer l'attention de leurs gouvernements et des autorités compétentes sur la nécessité pour leurs gouvernements respectifs de soutenir une démocratisation, une responsabilité et une cohérence plus importantes au sein des systèmes de gouvernance mondiale en favorisant:


1. la démocratisation du Conseil du Sécurité par une composition plus représentative et l'élimination ou la limitation du droit de veto et la démocratisation de l'Assemblée Générale en donnant la parole à la société civile, comme c'est le cas maintenant au Conseil Economique et Social, en favorisant une représentation de la société civile et une représentation plus importante des états les moins riches au sein du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale (BM) et de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC),


2. la responsabilité grâce à la création sous l'aile des Nations Unies d'une agence de régulation et de contrôle des institutions monétaires, d'investissement et de commerce du FMI, de la BM et de l'OMC responsable envers l'ONU et sa Charte,


3. la cohérence, grâce à l'intégration du principe de développement durable, plus écologique et centré sur les êtres humains dans toutes les activités mondiales régies par la Charte de l'ONU.


— Source : Conseil International des Femmes (CIF/ICW) — 30ème Assemblée Générale, Perth, Australie-Occidentale, 31 août – 5 septembre 2003. Résolution n° 7.