(actualisation des résolutions de Paris 1994, Ottawa 1997)
Constatant qu'il n'y a eu qu'un seul conflit international en 1998 contre 40 guerres civiles au cours desquelles 90 % des pertes en vie humaine sont attribuées à l'usage d'armes légères qui font partie de l'armement conventionnel (revolvers, pistolets, mitraillettes, grenades et mortiers, des explosifs tels que cocktails Molotov, napalm et missiles antichar portables) ;
Notant aussi que les armes légères sont fournies légalement par les gouvernements, ainsi que par les fabriques d'armement qui en reçoivent l'autorisation quand elles ne sont pas encouragées à le faire par leurs gouvernements ;
Inquiet du fait que 300 firmes industrielles situées dans cinquante pays ont contribué à l'augmentation de ces armes de 25 % au cours des dix dernières années ;
Reconnaissant que dans ces guerres civiles incessantes on a eu recours d'une manière générale aux armes légères et que dans bien des pays elles représentent un rempart contre la pauvreté, servant de monnaie d'échange pour acquérir de la nourriture, un toit, ou un moyen de transport,
LE CONSEIL INTERNATIONAL DES FEMMES S'engage à :
1. travailler par l'intermédiaire des Nations Unies à améliorer et à renforcer les contrôles sur le commerce des armes, afin de parvenir à une réduction plus efficace dans la production et le commerce des armes conventionnelles,
2. demander à ses Conseils Nationaux d'encourager leurs gouvernements respectifs à user de leur influence afin que soit instauré un contrôle efficace du commerce des armes,
3. demander aux Conseils Nationaux d'exhorter leurs gouvernements respectifs à ne pas vendre d'armes aux pays qui utilisent les enfants dans les conflits armés.
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— Source : Conseil International des Femmes (CIF/ICW) — 29ème Assemblée Générale, Helsinki, Finlande, 2–8 juillet 2000. Résolution n° 11.