Se rendre au contenu

Annulation de la dette insoutenable des pays les plus pauvres parmi les pays en développement

(actualisation de la résolution sur l'Économie de Bangkok, 1991)


Reconnaissant que les dettes multilatérales accumulées par certains des pays en développement (PED) dans le monde leur imposent un fardeau de plus en plus lourd qui nuit à leur développement ;


Déplorant que les programmes d'ajustement structurel (PAS) semblent davantage servir les intérêts des créanciers, souvent au détriment du développement d'une économie durable qui ne nuise pas à l'environnement ;


Déplorant en outre que les femmes des PED risquent d'être marginalisées et de s'appauvrir davantage en raison de la doctrine macro-économique à la base des PAS ;


Convaincu que l'annulation des dettes multilatérales des PED les plus pauvres est une mesure économiquement réalisable et qui s'impose sur le plan social,


LE CONSEIL INTERNATIONAL DES FEMMES


Affirme son appui en faveur de l'annulation de la dette des PED les plus pauvres dans ses relations avec les Nations Unies et ses organismes subsidiaires ;


Demande à toutes ses représentantes accréditées et à toutes ses représentantes permanentes auprès des Nations Unies de soutenir activement l'annulation de la dette des PED les plus pauvres dans leurs activités avec l'ONU ; et


Exhorte en outre les Conseils nationaux membres des pays développés à faire pression auprès de leurs gouvernements respectifs pour que ceux-ci donnent leur appui à l'annulation de la dette des PED les plus pauvres.


— Source : Conseil International des Femmes (CIF/ICW) — 29ème Assemblée Générale, Helsinki, Finlande, 2–8 juillet 2000. Résolution n° 3.