Notant la résolution du ICW-CIF sur l'ÂGE DE FIN DE SCOLARITÉ adoptée lors de la réunion du Comité exécutif à La Haye en 1922 et lors de l'Assemblée générale de la ICW-CIF à Dubrovnik en 1936,
Considérant l'importance cruciale de l'éducation dans le développement personnel et sociétal,
Reconnaissant que l'éducation est un droit fondamental, comme stipulé par la Déclaration universelle des droits de l'homme et la Convention relative aux droits de l'enfant,
Prenant acte que malgré les avancées, de nombreuses filles dans le monde sont encore privées d'un accès égal et gratuit à l'éducation, en raison de discriminations de genre, de barrières économiques, culturelles, et institutionnelles,
Observant les preuves claires que l'éducation des filles a un impact positif direct sur la réduction de la pauvreté, la croissance économique, l'amélioration de la santé publique et le renforcement de la stabilité sociale,
Concluant qu'un monde où chaque fille a la possibilité de réaliser son potentiel grâce à un accès libre et sans restriction à l'éducation contribue à la réalisation des Objectifs de développement durable des Nations Unies, en particulier l'égalité des genres et l'accès à une éducation de qualité pour tous,
LE CONSEIL INTERNATIONAL DES FEMMES, EN RÉAFFIRMANT LE DROIT INALIÉNABLE DE CHAQUE FILLE, QUELS QUE SOIENT SON ORIGINE ETHNIQUE, SA RELIGION, SON STATUT SOCIO-ÉCONOMIQUE OU SON LIEU DE RÉSIDENCE, À RECEVOIR UN ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET SECONDAIRE GRATUIT ET OBLIGATOIRE ET DE QUALITÉ AU MOINS JUSQU'À L'ÂGE DE SEIZE ANS, APPELLE SES CONSEILS NATIONAUX À:
• Identifier les mesures et les meilleures pratiques pour éliminer les obstacles systémiques, économiques et culturels qui empêchent les filles d'accéder à l'éducation, notamment en éliminant les frais de scolarité cachés, en fournissant du matériel pédagogique gratuit et en améliorant les infrastructures scolaires pour garantir un environnement d'apprentissage sûr et inclusif ;
• Encourager les initiatives qui sensibilisent à l'importance de l'éducation des filles dans la lutte contre les stéréotypes sexistes et les pratiques culturelles néfastes telles que le mariage précoce et le travail des enfants ;
• Appeler les gouvernements nationaux, les organisations internationales, le secteur privé et la société civile à investir davantage dans l'éducation des filles ;
• Souligner l'importance de la coopération internationale et des partenariats public-privé pour mobiliser les ressources et partager les meilleures pratiques ;
• Appeler les gouvernements et les organisations internationales à mettre en place des mécanismes solides de suivi et d'évaluation pour mesurer les progrès vers l'accès universel et gratuit à l'éducation pour les filles, en veillant à ce que les données soient désagrégées par sexe, âge et autres critères pertinents ;
• Renforcer les capacités des enseignants par la formation continue et le soutien afin qu'ils soient mieux préparés à répondre aux besoins spécifiques des filles et à promouvoir un environnement d'apprentissage inclusif et respectueux.
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Source : Conseil International des Femmes (ICW-CIF) — 37ᵉ Assemblée Générale, Marrakech, Maroc, 23-28 juin 2025. Résolution n° 1.